Salut Cabu! / Jazz au Coeur

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Article paru dans le Jazz au Cœur du mardi 28 juillet 2015

© Robert Jung

Le monde a perdu un amoureux du Jazz

Le sept janvier dernier se produisait l’ineffable. Le monde entier était secoué par un tremblement de terre médiatique et submergé par les plus extrêmes des sentiments: pleurs, tristesse, colère, rage…
Colère et rage, les victimes de l’attentat de Charlie Hebdo n’en auraient certainement pas voulu, si ce n’est peut-être la rage de continuer à défendre, comme ils le faisaient, le droit et le devoir de s’exprimer librement.
Ce jour-là parmi les victimes se trouvait Cabu, l’ami de tout le monde et surtout l’ennemi de personne.
Croquiste génial, amoureux de la liberté et de la vie, il continuait d’affirmer malgré les procès et les menaces que oui, on peut rire de tout et de tout le monde. Mais outre un dessinateur de presse exceptionnel, le monde a perdu un amoureux de la musique et du jazz, dont il s’était épris adolescent en découvrant le grand orchestre de Cab Calloway. Son amour pour les big bands de Duke Ellignton et d’Ella Fitzgerald l’avait conduit il y a dix ans à Jazz In Marciac, dont il était devenu un festivalier fidèle. Il avait d’ailleurs honnoré de son trait de crayon inimitable nos pages l’été dernier.
Sa passion du jazz il l’avait également dessinée dans des ouvrages tels que Cabu in Jazz, Le Jazz de Cabu, et plus récemment Cabu Swing – Souvenirs et carnets d’un fou de jazz.

Maintenant que le temps des larmes est passé, c’est sous le soleil marciacais plus que n’importe où ailleurs que nous devons fêter Cabu, fêter les arts et la musique, qui plus que les mots symbolisent les ultimes remparts de la liberté d’expression.
Comme le chantait Charles Trenet, que Cabu aimait au moins autant que le jazz :
Y’a d’la joie bonjour bonjour les hirondelles
Y’a d’la joie dans le ciel par-dessus les toits
Y’a d’la joie et du soleil dans les ruelles
Y’a d’la joie partout y a d’la joie.

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